Commemoration day for Tristan Picot

Youri Barneoud Youri Barneoud

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Last Saturday, family and friends of Tristan Picot, a young and talented rider gone too soon in 2002 – just ten years ago, gathered by Annecy Lake to commemorate their, our lost friend. Stephane Grenet wrote these words.

“The best ones are the first ones to leave”. Here’s a quote which may be misused too often. However it unfortunatly makes sense in Tristan’s case. Tristan has never really been interested in contests nor rankings. He wasn’t the best athlete. He wasn’t especially looking to go bigger or faster than his peers, but he was definitely someone special. He had that little thing that put him above the average people.

I’ve had the chance to get to know him as he was a rookie snowboarder. By that time, the sponsors already started to take interest in him. We met in Folgefonna, Norway, in june 1998. Tristan was on Arnette’s Gonzo Tour. He was travelling with Morgan, Douds, Lucas, Mathieu, Ben Jean, Christoph, Lorie, Marion and Margot. When I remember the poor Mathieu Garcia, who had to take these crazy kids all over Europe, I can’t help but think that such an experience builds a man. I was lucky to be only responsible of a tent and a couple cases of demo boots and bindings. A walk in the park in comparison to Mathieu’s duty.

Above and beyond being little brats, these kids had something else in common: they were exceptionally talented snowboarders. Always among the first ones to piss the “old people” (that’s how they used to call their elders 15 years ago), Tristan was showing an incredible ability to give his best when needed. He already knew that raw talent alone is not enough and reaching his full potential required work, determination and perseverance. Although he knew how to have a good time, Tristan was eager to progress. Therefore he put great attention in listening, analyzing and learning. This was a real plus, which motivated prestigious labels to support him. Conscious of the hopes and investments put in him, he was humble and grateful. He never took anything for granted. Those are rare qualities for a kid of his generation and certainly a true matter of pride for Martine and Christian, his parents who succeeded in transmitting him such important values. Tristan was cool. In the last fifteen years, I met a lot of riders from all over the world, but I never got this unique feeling that made our relationship so special. We were like brothers.

The years following this unforgettable summer confirmed that beliefs had rightfully been placed in him. Seeing what Mathieu, Morgan, Sylvain, Douds and Margot have accomplished helps us imagine where our little buddy could have landed if fate hadn’t chose another path. The respective lives of Tristan’s friends teach us how to get back on our feet and walk through the worst tragedies… Would it only be in respect for the beloved taken away so soon. The way his pals have been able to dig such motivation in their pain is certainly the greatest possible reward for Tristan.

I was saying earlier that the best people leave first. I was wrong. Tristan never really left us. He’s stayed here, deep inside the hearts of all those who love him. And they were many who came this saturday by the Annecy lake to party with and for Tristan.”

En français

“Il est d’usage de dire que les meilleurs s’en vont en premier. Si cette expression est parfois utilisée à tort et à travers, dans le cas de Tristan elle prend malheureusement tout son sens. Tristan n’était pas un grand fan des dossards, classements et des compétitions en general, il n’était pas nécéssairement meilleur dans le sens purement sportif du terme -c’est-à-dire aller plus loin ou plus vite que les autres- mais il s’agissait indiscutablement de quelqu’un de spécial, quelqu’un qui avait ce petit quelque chose en plus par rapport à la majorité des gens qu’on croise tous les jours.

J’ai eu la chance de connaitre Tristan quand il était au tout début de sa carrière de snowboarder et que les marques commençaient à s’intéresser à lui. Nous nous étions tous retrouvés à Folgefonna en Norvège au mois de Juin 1998, Tristan faisait partie du Gonzo Tour organisé par Arnette en compagnie de Morgan, Douds, Lucas, Mathieu, Ben Jean, Christoph, Lorie, Marion et Margot. Quand je repense au pauvre Mathieu Garcia qui devait trimballer à travers toute l’Europe cette bande de morveux dont il était responsable, je me dis que c’est le genre d’expérience qui vous forgent un homme. Pour ma part je ne devais me préoccuper que d’une tente et quelques caisses de boots et de fixations de demo, un jeu d’enfants en comparaison.

En dehors du fait d’etre de sacrés petits merdeux, ces gamins avaient tout comme point commun un talent exceptionnel sur leur board. S’il n’était pas en reste quand il s’agissait de préparer un tour pendable aux “anciens” comme ils aimaient déjà appeller leurs ainés (il y a de ça 15 ans), il était évident que Tristan possédait une certaine capacité à donner le maximum au moment où il le fallait. Il avait déjà compris que le talent seul ne suffisait pas et qu’il n’arriverait à exprimer tout son potentiel qu’en travaillant avec détermination et continuité. Si il savait déconner et prendre du bon temps, Tristan savait aussi écouter, analyser et apprendre pour mieux avancer : ce petit quelque chose en plus qui a incité des marques prestigieuses à le soutenir. Il était conscient des espoirs et des investissements placés en lui, il était humble, reconnaissant et ne considérait rien comme dù ou acquis. Des qualités très rares pour un gamin de sa génération et qui doivent faire la fierté de Martine et Christian qui ont su lui transmettre ces valeurs primordiales. Et puis Tristan était à la cool. En quinze ans j’ai eu à faire à des dizaines et des dizaines de riders venus du monde entier, mais jamais je n’ai retrouvé cette sensation indescriptible qui rendait notre relation unique, presque fraternelle.

Les années qui ont suivi cet été mémorable n’ont fait que confirmer l’intuition de ceux qui ont cru en lui. Il suffit de voir le chemin parcouru par Mathieu, Morgan, Sylvain, Douds et Margot pour imaginer jusqu’où notre petit gars aurait pu aller si le destin n’en avait pas décidé autrement. Ce sont précisément les trajectoires respectives des potes de Tristan qui nous enseignent qu’on peut et qu’on doit se relever après les pires tragédies, ne serait-ce que par respect de la mémoire de l’etre qui a été arraché à notre affection. La façon dont ses amis ont su puiser en eux-memes pour transformer leur détresse en une source supplémentaire de motivation est la plus belle récompense qu’on peut faire à Tristan.

Je disais plus haut que les meilleurs partaient en premier, en fait c’est une connerie car Tristan n’est jamais vraiment parti. Il n’a jamais cessé de demeurer au plus profond de tous ceux qui l’aiment, et ils étaient nombreux en ce samedi sur les bords du lac d’Annecy à venir faire la fete pour lui et surtout avec lui.”

Text & Gallery by Stéphane Grenet.

 

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